Tiens, je l'avais aps posté ici, c'est vrai!
Z'allez peut être aimer.
Bon, je la poste en 3 parties ce coup ci.
ENNEMIS INTIMES. Partie 1.
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…5 ans avant la Guerre contre les Yuuzhan Vong.
Ivalice.
Autorisation d’atterrissage accordée, dit en basic une voix féminine au lourd accent dans l’habitacle du TIE Defender qui amorçait sa descente vers la planète jaune et bleue. Le chasseur survola les plaines désertiques de ce monde éloigné de la Bordure Extérieure qui n’avait jamais intéressé les gouvernements galactiques ni les corporations marchandes. Ivalice vivait ainsi en autarcie depuis des siècles, et ce n’était que récemment que ses habitants avaient découvert les voyages spatiaux. De ce fait, leur astroport demeurait encore rudimentaire, mais conservait tout de même cette ambiance si particulière des ports d’escales d’antan. Cet éloignement favorisait le tourisme et un nombre croissant de voyageurs venaient profiter des charmes de la planète. L’astroport apparu dans la verrière du Defender. Il manœuvra et se posa à l’emplacement que les contrôleurs lui avaient alloué. Enfin arrivé, se dit le pilote du TIE.
Par la Force, que les voyages en hyperespace à bord d’un si petit chasseur sont inconfortables, pensa t’il en s’empressant de s’extraire du vaisseau. Il enleva son casque et fut agressé par la chaleur environnante. Contrairement aux autres pilotes de chasseurs TIE, il ne portait pas la combinaison habituelle impériale. Sa tenue gardait cependant la même couleur noire, mais était bien plus fonctionnelle et plus discrète en ville. Bottes noires, combinaison en cuir de la même couleur avec attaches argentées composaient sa tenue. Et son long manteau était idéal pour camoufler aux yeux de tous son sabre-laser.
Car il était un Chevalier Jedi.
En mission sur ce monde isolé.
Il chercha des yeux le bureau d’enregistrement, mais il n’eut pas besoin d’aller plus loin car une ravissante jeune femme munie d’un datapad vint à sa rencontre d’une démarche gracieuse. Elle avait l’étrange particularité de posséder deux énormes oreilles de lapin juchées sur le haut de son crâne. Elle était de la race des vieras. Tout comme les femmes twi’lek, les représentantes de cette race sylvestre avaient pour caractéristique de ne jamais laisser indifférents les mâles. Et qu’importaient les espèces. Celle-ci faisait honneur à leur réputation. En effet, quel homme pourrait résister devant ces magnifiques jambes rehaussées par de fines chaussures à talons, cette poitrine généreuse, ces longs cheveux dorés, et cette tenue légère faite de voiles et d’autres pièces discrètes, mariant le blanc et le turquoise, dévoilant à de nombreux endroits cette peau satinée ? Une danseuse d’Hutt n’aurait pas été plus habillée. Elle le fixa de ses yeux bleus et commença:
- Bienvenue sur Ivalice., dit-elle d’une voix chantante. Veuillez déclarer votre nom et celui de votre vaisseau s’il vous plait.
- Sienar T.I.E Defender numéro VS09/05PY, répondit-il en montrant le certificat du chasseur. Et mon nom est You Daikon.
Elle nota avec soin ces informations sur son datapad et releva les yeux vers le pilote. Elle n’avait pas encore fait attention au nouvel arrivant, et l’observa alors plus attentivement. Bien lui en a pris, car elle eut la surprise d’admirer un corps de taille moyenne, à la musculature ferme facilement devinable à travers cette tenue de cuir, ainsi qu’un visage aussi déterminé qu’angélique. Mais ce fut sa peau halée et ses yeux bruns bridés qui achevèrent de la convaincre que ce « You » était vraiment très agréable à regarder. Et ce fut les joues désormais roses qu’elle tenta de continuer son discours d’accueil.
- Bien…bien, voilà ces si ennuyeuses formalités accomplies. Laissez moi me présenter: je me nomme Vi’na et je vous souhaite une fois de plus la bienvenue sur Ivalice! Pardonnez la pauvreté des services que nous pouvons proposer, notre ouverture au trafic extra-planétaire est encore toute récente. Cela justement vous permettra de passer d’agréables vacances et de profiter pleinement des spécificités exotiques de notre planète.
Cela n’échappa pas à You que la Viera avait subtilement insisté sur le terme d’«exotique»…
«Vous êtes sur le continent de Dalmasca, sous l’autorité de notre bon Roi Raminas», poursuivit-elle. «Et ici, dit-elle en montrant du doigt l’entrée du spatioport, la cité de Rabanastre. Et je me ferais un plaisir de vous servir de guide dans notre ville afin de vous faire découvrir tout les bienfaits qu’elle peut vous offrir…»
Elle minauda ainsi encore quelques minutes, jouant parfois ostensiblement de ses charmes, quand You l'interrompit:
- J’ai besoin d’un moyen de transport non-mécanique, déclara t’il sèchement.
«Un moyen de transport non-mécanique?» reprit elle, semblant légèrement prise au dépourvu. «Vous faites référence à des montures…à des bêtes de somme?». You confirma. «D’accord, dans ce cas vous pouvez aller voir Pky Noaj au bout de la rue principale, celle qui fait face au spatioport. Il s’occupe de louer des Chocobos. Ce sont les montures les plus nobles et les plus rapides que vous pouvez trouver ici. Si vous voulez je peux vous y…»
«Merci», dit-il.
Et s’en alla.
«Tsss…J’aurais suscité plus d’émotions chez un de leur droïde!» persifla t’elle entre ses dents en regardant s’éloigner le pilote.
Il trouva sans peine l’enclos où se tenaient ces fameux animaux. L’odeur qui s’y dégageait était épouvantable, et You dut se servir de la Force pour désensibiliser son odorat. Il savait d’expérience, que pour certaines cultures il était très inconvenant de montrer ce genre de gêne. Ainsi étaient les Chocobos… De grands volatiles de deux mètres de haut environ aux plumes dorées. La petitesse de leurs ailes prouvait bien qu’ils étaient essentiellement taillés pour la course. You chercha le loueur des yeux et vit un humain de large carrure semblant parler avec des clients. Il se dirigea vers lui et lui demanda:
- Etes-vous celui à qui je dois m’adresser pour ces montures?
- Ah, non. Je ne suis pas Noaj. C’est lui, là-bas, qui panse la patte du Chocobo, répondit l’homme.
C’était «lui» le fameux Pky Noaj? C’était une créature de petite taille, pas plus grand qu’un ughnaut, mais d’aspect encore plus repoussant. You comprit vite qu’il avait accusé un peu précipitamment ces pauvres bêtes en leur attribuant l’origine de la mauvaise odeur ambiante. Cette créature boutonneuse, aux traits irréguliers empestait autant que cent rancors en décomposition. Le Jedi concentra plus intensément la Force autour de ses cloisons nasales.
- Vous voulez un Chocobo? demanda d’une voix criarde la créature, faisant fi par la même occasion des politesses d’usage.
Voyant You rester muet devant la stupidité de la question - après tout, il aurait voulu acheter un croiseur interstellaire il ne serait sûrement pas adressé ici - Noaj rajouta:
- Oui, c’est bon, vous pouvez choisir celui qui vous convient. Allez voir les trois qui restent.
You le remercia et marcha vers les box. Il porta un regard qui n’avait rien de scrutateur sur les volatiles. Au contraire, ce ne serait pas avec ses yeux qu’il ferait son choix. Il les ferma et préféra se fier à la Force. Non…Pas le premier. Le second, pourtant robuste, avait un caractère docile qui ne lui convenait pas. Il ne voulait pas d’une monture trop dépendante de sa volonté. Autant prendre une motojet alors, mais il n’y tenait vraiment pas. Mais par contre…Oui….Oui, le dernier semblait être celui qui s’accordait le mieux à sa personnalité. Une monture idéale avec qui il partagerait ce lien presque intime, de confiance et de respect, qui existe entre un cavalier et son destrier. Il rouvrit les yeux et observa le Chocobo. Ses yeux émeraude brillaient d’une lueur particulière que You apprécia de suite. L’animal plongea son regard dans celui du Jedi, hocha la tête et fit:
- GROMEUH!!!
De surprise, You poussa un petit cri et recula.
- Ah, je vois qu’il vous a adopté, fit Noaj. Il s’appelle Rodrigo, et je dois vous avouer qu’il est un peu…étrange.
- Etrange comment? demanda You.
- Ben déjà vous avez entendu que son cri est très différent de celui des autres Chocobos.
Daikon tendit l’oreille et entendit en effet les autres oiseaux caqueter d’une manière bien plus proche des autres volatiles ou autres créatures à bec qu’il lui avait été déjà donné de rencontrer lors de ses nombreux voyages dans la galaxie.
- Pauvre Rodrigo…continua Noaj. Petit, il a été abandonné par sa famille. Il a été recueilli ensuite par une famille de vachons. Vous connaissez les vachons? Bon, en grandissant, bien qu’ayant une croissance normale pour un Chocobo, il a gardé certaines caractéristiques de sa famille d’adoption. Enfin, vous verrez bien… Vous le prenez?
Et comment?! Le chevalier avait enfin trouvé sa monture. Il paya la somme au loueur (il n’eut pas besoin de trop user de persuasion pour faire passer ses crédits républicains en gils, la monnaie locale), tracta l’animal hors de son enclos et grimpa sur son dos. C’était ça qu’il appréciait avec les créatures vivantes bien plus qu’avec un speeder quelconque. Il aimait sentir la bête bouger entre ses jambes, sentir sa chaleur, la savoir vivre et animée d’une volonté propre. Une motojet ne se préoccupait pas de savoir qu’elle vous menait tout droit vers un ravin. Il saisit délicatement les rênes, s’installa plus confortablement alors que le Chocobo s’ébrouait légèrement, savourant l’instant. Il était enfin sorti de son effroyable chasseur froid et sans vie. Il rabattit ses talons sur les flancs du volatile, claqua les rênes et s’écria:
- Hue Rodrigo! Hue!
Et le Chocobo s’assit. Et ne bougea pas.
Il fallu à You une bonne demi-heure de cris, de menaces, de flatteries, et de toute la patience qu’un Jedi pouvait faire preuve, pour faire avancer l’animal.
Devenu enfin coopératif, You put diriger le Chocobo vers la sortie de la ville. Il l’arrêta net en voyant ce qui était posé sur la devanture d’une échoppe. You mit pied à terre et se précipita vers un Mog qui exposait ses produits. Il fonça sur lui et prit dans ses bras la petite créature ailée à fourrure blanche en s’écriant d’une voix désormais moins posée.
- Moooo…Il est trop meugnon tout plein comme peluche!
Tout en le cajolant, il s’adressa à l’humain le plus proche: «Il est à vendre, dîtes moi? Hein? Il est à vendre?».
Le Mog se débattit dans les bras du Jedi.
- Mais c’est moi le vendeur, koubo! Lâchez-moi! Je vous ordonne de me lâcher!
- Oh, mais il parle en plus?! admira You. L’est trop choupi!!!
Il serra plus fort le pauvre Mog dans ses bras et le câlina, jouant avec son pompon bleu enfouissant son nez dans sa fourrure, le couvrant de petits baisers…
- Arrêtez ou j’appelle la garde, koubo! s’énerva le Mog.
- Yub nub? C’est encore plus graou qu’un ewok! Bon, allez, c’est pas tout ça, je le reprendrais à mon retour.
Il retourna vers Rodrigo et sous le regard excédé du Mog, ils sortirent de la ville, prenant la direction du vaste désert.
Ivalice.
Enfin, You y était. Cela faisait de trop longs mois qu’il avait réalisé cette terrible découverte, et qu’il avait déterminé que le danger serait établi ici, sur cette planète perdue. En effet, après de nombreuses années de paix, il en avait la preuve: les Sith étaient de retour. Ce n’était plus désormais un maître de cet Ordre obscur, attendant patiemment son heure avec son apprenti se camouflant des Jedi. Non, cette fois-ci ils devraient faire face à leur création. Ce que You avait découvert dans cette grotte de Coruscant il y a plus de 8 mois l’avait pétrifié: Anakin Skywalker, autrement dit le Sith Dark Vador, n’était pas l’unique champion créé par la magie du Côté Obscur. Il avait pu établir grâce aux documents trouvés que le Sith Dark Plagueis avait le pouvoir de manipuler les midichloriens afin de faire naître des êtres artificiellement surdoués dans la Force. Ce sombre Seigneur avait jeté son dévolu sur une esclave de Tatooïne du nom de Shmi Skywalker qui avait servi sans le savoir de mère porteuse, et qui avait ainsi enfanté le célèbre héros de la Guerre des Clones. Seulement, Sidious, l’apprenti de Plagueis, avait hérité de ses secrets et avait à son tour engendré un autre être de la même espèce, qui aurait eu pour vocation de remplacer à terme Vador, affaibli par son ancien maître Obi-Wan Kenobi. Les documents attestaient que ce «Projet G.» était désormais âgé de 33 ans.